Les 12 capacités que les leaders devraient (ré-)apprendre des bébés

L’évolution fantastique des bébés et le nombre extraordinaire de choses qu’ils doivent apprendre au cours de leurs trois premières années de vie demandent la mobilisation de capacités tout aussi exceptionnelles. Malheureusement, certaines d’entre elles sont désapprises avec le temps. La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons aller réveiller ces capacités dormantes pour améliorer notre qualité d’attention et d’intention, et devenir de  meilleurs leaders et de meilleures personnes.

  1. Persévérance : regardez un enfant apprendre à marcher. Entre 12 et 19 mois, ils tomberont en moyenne 17 fois par heure ! Combien de fois vous autorisez-vous à échouer avant d’abandonner ?   Combien de fois autorisez-vous d’autres à échouer avant de les juger ?
  2. Les as du rapport : ils se synchronisent naturellement avec les autres et calquent leur gestes et expressions du visage sur eux. C’est une arme redoutable qu’utilisent les experts en influence, car c’est un raccourci inconscient pour entrer en relation.
  3. Les champions de l’empathie : nous avons tous observé ou vécu ce moment où un enfant vient en aide à un autre, qui s’est blessé ou pleure. Bien que l’empathie ne soit pas toujours associée au monde du travail, il est cependant un fait que les leaders qui expriment de l’empathie récoltent de bien meilleurs résultats de leurs équipes.
  4. Ils sont curieux, créatifs et positifs. Ils sont orientés solution et ne pensent jamais « ça ne marchera jamais » ou « on a déjà fait ça avant ». Ils sont un mode d’emploi pour la méthode « essai-erreur », soutenus par une forte croyance que quel que soit l’obstacle, ils finiront par le surmonter.
  5. Ils observent et s’adaptent : regardez comment un enfant apprend de son environnement. Il extrait toutes les informations par le biais de chacun de ses sens. C’est ainsi que les bébés et les enfants apprennent comment s’adapter à leur environnement.
  6. Ils modélisent les capacités des autres, grâce à leurs longues heures d’observation de ceux qui excellent dans chaque discipline, ils copient / collent et intègrent ces apprentissages.
  7. Ils font confiance à leurs émotions : ils sentent quand quelque chose ne va pas. Leur réaction n’est pas toujours adaptée, et loin de moi de suggérer que des adultes devraient piquer des crises à l’instar des bébés lorsque tout ne va pas comme ils veulent…
  8. Ils expérimentent leurs hypothèses et les remettent en question jusqu’à ce qu’elles soient vérifiées. Si vous avez vécu cette phase où ils jettent des objets par terre des milliers de fois pour comprendre que ce qui disparaît de leur vue ne cesse pas d’exister, vous voyez ce que je veux dire.
  9. Ils sont authentiques. Ils sont comme ils sont et ne portent pas de masques. L’authenticité est l’une des qualités les plus appréciées des vrais leaders.
  10. Ils bougent et dépensent beaucoup d’énergie à être physiquement actifs. La recherche a démontré les nombreux bénéfices de l’activité physique, non seulement pour le corps mais également pour l’esprit et l’humeur.
  11. Ils rêvassent, ce qui est la première forme de méditation. L’intérêt de méditer pour la santé mentale et physique n’est plus à démontrer.
  12. Ils se reposent après un bon repas et dorment autant que nécessaire. Heureusement, en tant qu’adultes, nous avons besoin de moins d’heures de sommeil qu’eux. Mais le manque de sommeil est associé à des niveaux élevés de stress, à de mauvaises habitudes alimentaires, et à une baisse de la créativité.

Lorsque j’ai commencé cet article, j’avais 9 points et il semble que plus j’y pense, et plus je trouve de capacités et stratégies dont nous pourrions nous inspirer pour mieux penser et agir en tant que leaders ou tout simplement en tant qu’êtres humains.

Je suis sûre d’en avoir oublié ! Et VOUS ? Avez-vous des idées des capacités des bébés et des enfants que vous aimeriez retrouver ?

3 étapes vers une communication plus assertive

J’échange des emails avec une amie récemment et nous parlons de son avenir professionnel.  Dans cette échange, je note le contraste entre son humilité et son CV  ainsi que son expérience professionnelle pour le moins impressionnants.  Je lui fais remarquer et elle me répond qu’une partie d’elle se sent coupable lorsqu’elle exprime de la confiance en ses capacités.

Je commence à lui répondre en parlant de la difficulté pour les femmes à communiquer de manière assertive, étant donné qu’elles sont programmées pour ne pas le faire !  Après quelques phrases, je décide de partager cette discussion avec un public plus large via mon blog.

Les formations en communication assertives sont légion, et en fait les femmes en viennent presque à culpabiliser de ne pas posséder cette capacité si demandée.  Pourquoi est-il pour nous, les femmes, si difficile de s’affirmer avec confiance sans pour autant devenir agressives ?  Il est d’ailleurs intéressant de voir que la définition laisse entendre que si l’on est sûr de soi et confiant, il est fort probable que l’on devienne agressive…

A mon avis, il y a 3 raisons principales pour lesquelles nous, les femmes, avons des difficultés avec la communication assertive et ressentons de la culpabilité lorsque nous nous affirmons. Et donc 3 étapes à franchir pour changer notre programmation !

1)  La société en général attend des femmes qu’elles se conforment.  Elles sont éduquées avec en toile de fond le souci de prendre soin des autres avant de se soucier d’elles-mêmes. En tant qu’épouses et mères, la société attend de nous que satisfassions les besoins de nos enfants et époux avant les nôtres.  Cela devient une seconde nature  et, en groupe, nous allons penser aux autres et au système en priorité.  Ce “programme” nous empêche d’exprimer nos besoins et envies, ou nos opinions, alors si en plus on nous demande de le faire de manière assertive… ce n’est pas gagné !

2)  Nous mélangeons comportement et identité.  Lorsque nous exprimons de la confiance à l’égard de nos capacité et compétences, nous l’interprétons comme si nous parlions de notre identité, alors que ce sont deux choses très différentes.  Les comportements, compétences et capacités concernent le « QUOI » ou le « COMMENT », alors que l’identité concerne le « QUI ».  Lorsque nous exprimons de la confiance dans une capacité, nous ne faisons que constater que nous avons acquis une connaissance ou compétence, et non que nous sommes géniales ou fantastiques et que notre égo est en pleine expansion.

3)  Il est très difficile de lâcher prise sur le jugement d’autrui. Imaginons que vous réussissiez à exprimer vos besoins en envies (étape 1) et que vous sachiez différencier vos compétences de votre identité (étape 2), êtes-vous prête à ne pas prêter attention à ce qu’autrui pourrait penser à votre égard ?  Et s’ils vous traitaient d’égoïste?  Vous accusaient d’être agressive?  Arrogante? Ambitieuse? Une tueuse?  Une garce?  Une chose est sûre: vous ne pouvez pas contrôler ce que les autres disent de vous, et quoi que vous fassiez ou disiez, ils se feront une opinion de vous, dont vous n’êtes que partiellement responsable.  Soit dit en passant : ce que les autres disent de vous (en particulier les commentaires négatifs) en disent long sur LEURS espoirs, craintes et états émotionnels, et pas tant sur qui VOUS êtes.  Pensez à cela la prochaine fois que l’on vous rapporte une critique à votre sujet et interrogez-vous sur la personne qui a émis cette critique.  Cela peut parfois être extrêmement intéressant !

Et VOUS, quels sont vos obstacles vers une communication plus assertive ?  Envoyez-moi vos commentaires !

 

 

3 steps for women to become more assertive

I was emailing with a friend the other day and we were discussing her professional future.  In our conversation I realized how humble she was in spite of her incredible CV and achievements so far.  I pointed this out to her and she wrote to me that a part of her felt guilty when she expressed confidence in her skills.  I started writing to her about why I feel that it is hard for women to be assertive as we are actually programmed not to be.  After writing a few sentences I felt the urge to post a blog article and share some of my thoughts with a wider audience.

Courses about assertiveness abound, and actually as a woman you might almost feel guilty if you lack this much demanded skill. So why is it so hard for us to be self-assured and confident without being aggressive (common definition).  By the way, it is interesting that the definition implies that if you are self-assured and confident, it is highly likely that you will also be aggressive.

I think there are 3 main reasons why we, women, have difficulty being assertive and feel guilty when we are. And hence 3 steps to take in order to reverse the programme!

1)  Society in general expects women to be compliant.  Women are programmed to take care of others before worrying about themselves.  As wives and mothers, society expects us to satisfy our kids’ and husbands’ needs before our own.  This quickly becomes a natural trait and, in groups, we tend to satisfy other people’s or the system’s needs first.  This “programme” stops us from expressing our needs and wants, or opinions, let alone in an assertive way.

2)  We mix up behavior and identity.  When one expresses confidence in one’s skills, it’s like we are making a statement about our identity, although these are two very different things.  Behaviours, skills and competencies relate to the “WHAT” and the “HOW”, whereas identity has to do with the “WHO”.  Basically when you express confidence in your ability to do certain things, you merely indicate that you have successfully acquired a knowledge or competence, and not that you are great or fantastic and flying high on an ego trip. This is true for both women and men of course.

3)  It is very hard to let go of other people’s judgment. Let’s assume that you manage to reprogramme yourself to express your needs and wants (step one), and not confuse skills and identity (step 2), are you ready to not care about what other people may think or say about you?  What if they say that you are selfish?  Arrogant?  Aggressive?  Ambitious?  A killer?  A bitch?  One thing is for sure:  you can’t control what people think or say about you and whatever you do or say, they will have an opinion about you, for which you are not 100% responsible.  And by the way, what people say about you (especially negatively) says a lot about THEIR hopes and fears or emotional states, and not so much about who you are. Think about this the next time you hear criticism about you and ask yourself what this says about the person expressing it. It is quite an interesting exercise, I assure you!

So what stands in YOUR way to becoming more assertive and confident? I’d love to have your comments!

10 tips to define your objectives

A coloured man is walking in the desert and is about to die from exhaustion.   He is tired, thirsty and hungry and, to tell the truth, quite desperate too.  He falls to his knees, and then on his face and starts crawling.  He understands that he is about to die and is ready for it, when all of a sudden a small lizard passes right in front of him.  He mobilizes all the energy that is left in his body and grabs the lizard.  At last, he thinks, I get something to eat!  But then he has a second thought: what’s the point, this is only going to postpone my death, and I will have taken the life of this little lizard for no reason.  So he lets the lizard go.  Instantly, the lizard transforms into a fairy and says: “You have saved my life and broken the spell under which I was. To show you my gratitude you may make three wishes and I will make them all come true.  I do recommend that you think very deep about your wishes, because this is your only chance”.  The man thinks hard and says:  “My mind is made, fairy.  I want to be white, rich and have plenty of water.  The fairy says: “are you quite sure?”  The black man replies: “Hell, yeah, that’s more than enough!”  So the fairy waves her magic wand, and does all the standard magic procedure, and … a glittering sound later, the wishes have come true.  The coloured man has become white, there’s plenty of water and he is in a very luxurious atmosphere indeed.  He is a bath tub in a 5-star hotel.

What has this got to do with reaching your objectives, you might ask?  Well, just as the man in the story should have been slightly more specific about how he worded his wishes, you need to be very specific about your objectives, and follow these 10 Golden Rules:

  1.  You have to be 100% in control of your objective.  If your objective depends on someone else, then you cannot be sure that you will be able to reach it.  You are the only person that you can control.
  2. It has to be formulated positively.  Try not to think about a white horse.  There you go; you can’t.  The brain responds to positive instructions.  With negative instructions, it has to first carry out the operation you tell him NOT to do, and then cross it out.  It may take a bit of thinking, but you will get used to it.  And by the way, stop and quit are negative.  So instead of “stop smoking”, you may have to say “breathe healthily”, “clean up my lungs”, or something like that.
  3. Make a multisensory description of your objective.  This is to train your brain to move forward towards the objective.  Make a very clear and detailed picture of you as you have reached your goal.  Create the scenery by visualizing it, add sound or a dialogue, imagine how you feel now that you have reached your goal.  Now add a very pleasant smell to your scene.  Smell is very powerful as it by-passes a few steps in the brain and goes straight to the decision-making center.  You are the scriptwriter and the director of your goal, so go ahead and make it as big and nice as you can, and play it back as often as you can.
  4. Contextualise your goal and be very specific in doing it.  Imagine that your goal is to be more relaxed and learn to let go.  But not while you are riding your horse or driving your car, right?  Or let’s say that your goal is to feel your emotions more intensely.  But not when you are undergoing surgery or having your legs waxed.  So when you are wording your objective, specify what, where, with whom, when, etc.
  5. What is your meta-objective, i.e. what does it satisfy for you to reach this particular objective?  Let’s say that your objective is to weigh 65kg (and you are 75kg)  in order to be healthier.  Health is the value that you are seeking to pursue.  Can you also satisfy the same value by doing more sports and eat more fruit and veggies?
  6. In harmony with your own ecosystem.  Losing 10kg in 2 weeks may not be very good for your body, so think about your objective so that it is mild and gentle with you and in line with your inner and outer balance.
  7. The price to pay: what do you have to give up or do less of in order to reach your objective?  Weigh it carefully to make sure that you are willing to pay the price, and that there will not be adverse effects to reaching your goal.  You may wish to travel around the world, but are you ready to see your kids only once a week on skype for 3 months?  Don’t just “imagine” if it’s ok for you; try to put yourself in the situation, and see if it’s ok.
  8. Consistent with who you are (becoming).  You wish to go to a certain country, but that country is a dictatorship, and human rights are very important to you.  Are you certain that this trip is the only way to satisfy your hunger for travel and your curiosity?
  9. Key indicators: you need to determine in advance how you will know that you will have reached your objective. This is linked to the multisensory description.  If you describe well enough what you will see/feel/hear/smell/taste upon completion of your goal, that is what will serve you as a basis to determine your key indicators.
  10. Stepping stones:  if your objective is spread over several days, weeks or months, it is useful to cut it into sub-objectives, by following the same criteria as you would for your goal.  By doing this, you have a way to evaluate whether you are getting closer to your objective or, on the contrary, moving away from it.  The first and last stepping stone, in the same way as the first and last page of a novel, are key.  So spend time and effort to describe them.

Here’s a bonus:

As you are progressing towards your objective, and at every step of the way, celebrate!  Celebrate the decision you made to move towards an objective, celebrate what you have already accomplished and, above all, celebrate when it doesn’t quite work the way you thought it would.  Because that’s when you learn most about yourself.  When failing, take time to understand what went wrong, make the necessary adjustments, and, off you go!

This is the first post of a series about the objectives.  In future posts, I will give you some tips on how to prepare to reach your objective, and what to do when you fail.  So watch this space for more!

Most of these rules are taken from NLP – neuro linguistic programming.  For more information about NLP, visit nlpu.  For information about NLP in French, search www.ressources.be